Le commentaire de François Comte :
C’est sur la forme que les opinions divergent dans un Parlement qui ne présente pas de majorité clairement établie. Et c’est bien sur la forme que la décision prise par le législatif créé un certain malaise. En refusant l’entrée en matière et donc la discussion sur le fond, la majorité du Parlement va - de facto - à l’encontre d’une précédente décision du législatif qui avait soutenu une motion demandant la création d’un fonds climat. Elle en avait, certes, le droit mais d’aucuns peuvent facilement l’accuser d’une forme de déni de démocratie. Pour la droite, le gain politique qui découle de la décision du Parlement paraît ainsi limité, pour ne pas dire plus.
En ce qui concerne la gauche, sa stigmatisation de la droite après le débat en première lecture a planté les derniers clous dans le cercueil de la recherche d’un consensus, même si le fonds climat avait déjà un pied dans la tombe. Au final, la gauche a ainsi joué à qui perd, perd et la droite à qui gagne… perd aussi... /fco









