La joie de revivre le Marché-Concours

Le retour ce vendredi de la fête du cheval fait le bonheur de Lucile Froidevaux. Après deux ...
La joie de revivre le Marché-Concours

Le retour ce vendredi de la fête du cheval fait le bonheur de Lucile Froidevaux. Après deux éditions annulées à cause du Covid, la cavalière du Bémont et ses montures retrouveront enfin l’esplanade de la Halle-cantine à Saignelégier

Lucile Froidevaux et Ombre prendront ce week-end le départ des courses campagnardes du Marché-Concours. Lucile Froidevaux et Ombre prendront ce week-end le départ des courses campagnardes du Marché-Concours.

L’attente est sur le point de prendre fin pour les amoureux du cheval franches-montagnes. Dès vendredi, le Marché-Concours s’empare à nouveau de l’esplanade de la Halle-cantine à Saignelégier après deux annulations successives à cause du coronavirus. La fête du cheval se tient jusqu’à dimanche et cette édition 2022 coïncide avec les 125 ans de la manifestation. Un moment que ne veut pas manquer Lucile Froidevaux. La jeune cavalière taignonne de 19 ans a grandi avec le Marché-Concours, mais ses premières courses remontent à l’édition 2019, juste avant la pandémie. Elle trépigne d’impatience de retrouver ce rendez-vous franc-montagnard incontournable. « Très heureuse que ça recommence, sourit l’habitante du Bémont. Chaque année on est content d’arriver au Marché-Concours mais on est surtout content de recommencer la préparation et tout ce qu’il y a avant l’événement ». Le Marché-Concours c’est aussi un moment de convivialité et de partage entre passionnés du cheval franches-montagnes. Autant de choses qui ont manqué à Lucile Froidevaux ces dernières années.

« On espère faire un bon spectacle »

Avec la jument Ombre, la cavalière participera aux courses campagnardes. Pour le quadrille campagnard, elle montera un autre cheval qui répond au nom de Curieuse. Lucile Froidevaux partagera ces instants avec ses deux montures qui « attendent aussi ce moment ».

Avec ses partenaires à la crinière impeccable, elle a dû ronger son frein pendant deux ans. Mais la période de pandémie n’a pas vraiment changé ses habitudes équestres. « On n’a pas arrêté d’aller à cheval. On n’a peut-être pas autant entraîné nos montures mais on a continué à aller se promener et profiter », explique-t-elle. Pour l’édition 2022 du Marché-Concours, la cavalière s’exerce assidument depuis environ deux mois.

« Pour les courses, je monte mon cheval 3-4 fois par semaine »

Ça chauffe sous les sabots

La préparation a toutefois été perturbée par la canicule. Les fortes chaleurs de ces dernières semaines ont obligé la Franc-Montagnarde à adapter les séances d’entraînement pour ses chevaux. « On ne peut pas aller forcément en plein après-midi parce qu’il fait chaud et il y a beaucoup d’insectes. Donc on privilégie d’aller soit très tôt le matin, soit tard le soir ».

Autre point important : le sol endurci par les épisodes de chaleur et d’ensoleillement. La canicule a d’ailleurs rendu le champ de course impraticable pour les courses officielles. Mais pour les compétitions campagnardes, pas de problème. Le sol dur pourrait quelque peu ralentir les équidés mais des fers avec des pointes permettent d’éviter les glissades.

« On sait ce qui est le mieux pour nos animaux »

Les chevaux auront de quoi se rafraîchir et s’abreuver sur place avec un jet d’eau à disposition. Lucile Froidevaux explique que « généralement, les gens amènent les bêtes pour la course et ensuite ils les lavent et les ramènent au frais à la maison ». /nmy


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