Les déchets carnés jetés dans la nature sont un risque pour la santé publique

Le canton du Jura le rappelle jeudi, alors que plusieurs dépôts illégaux de cadavres d’animaux ...
Les déchets carnés jetés dans la nature sont un risque pour la santé publique

Le canton du Jura le rappelle jeudi, alors que plusieurs dépôts illégaux de cadavres d’animaux, de déchets de cuisine, d’abattoir ou de boucheries sont constatés chaque année dans la région

Il est interdit de se débarrasser de ses déchets carnés dans la nature.  Il est interdit de se débarrasser de ses déchets carnés dans la nature. 

Il est strictement interdit de déposer des déchets carnés dans la nature. Le canton du Jura le rappelle jeudi dans un communiqué. Des cas ont été constatés ces derniers temps dans la région, même si les infractions connues restent d’une manière générale peu nombreuses : « Nous avons un ou deux cas par année et il est dur de retrouver les fautifs », estime le vétérinaire cantonal Flavien Beuchat. Cela concerne les cadavres d’animaux, les déchets de cuisine et ceux d’abattoir ou de boucherie. Ces dépôts illégaux font courir des risques importants d’un point de vue sanitaire.


Risque de maladies pour les humains et les animaux

Le risque principal est la transmission potentielle d’agents pathogènes ou de contaminants chimiques aux humains. Cela peut être par voie directe ou par le biais d’autres animaux. On pense notamment à l’encéphalopathie bovine spongiforme chez le bétail et à la maladie de Creuzfeldt-Jakob chez les humains. Actuellement, la peste porcine africaine est en train de se répandre en Europe. Il s’agit d’une maladie virale très contagieuse pour les porcs et les sangliers. Des dépôts de viande contaminée mangée par les sangliers pourraient contribuer à la propager en Suisse et avoir des conséquences désastreuses pour les élevages de porcs, selon les autorités.

Le Service de la consommation et des affaires vétérinaires rappelle que les déchets carnés doivent être déposés dans les centres régionaux de ramassage à Soyhières, Montfaucon et Porrentruy. Les restes de viandes destinés à la consommation humaine peuvent, eux, être éliminés avec les ordures ménagères par le biais des sacs taxés, ou parfois avec les déchets verts si la commune possède une installation de biogaz. Les contrevenants s’exposent à d’éventuelles poursuites judiciaires. « Il n’y a pas vraiment d’avantages financiers à se débarrasser des déchets carnés dans la nature. Les cadavres d’animaux de rentes sont pris en charge par la Caisse d’épizootie, alors que souvent les associations de communes s’occupent des animaux domestiques », regrette Flavien Beuchat. /comm-emu


Actualisé le

Actualités suivantes

Articles les plus lus