Des fruits, en veux-tu, en voilà

Les distillateurs de la région sont à l’affût. La récolte et la mise en tonneau battent actuellement ...
Des fruits, en veux-tu, en voilà

Les distillateurs de la région sont à l’affût. La récolte et la mise en tonneau battent actuellement leur plein. L’année est faste pour les fruits à noyau

Le distillateur de Porrentruy Hervé Blanchard au milieu d'une forêt de tonneaux remplis de fruits: le travail ne manque pas ! Le distillateur de Porrentruy Hervé Blanchard au milieu d'une forêt de tonneaux remplis de fruits: le travail ne manque pas !

La pluie des derniers jours et le retour en force du soleil ont provoqué le déclic décisif : les fruits à noyau peuvent – enfin – être récoltés dans le Jura. Revigorés et arrivés à maturité, damassons, mirabelles et autres prunes sont actuellement ramassés. Et l’année 2022 peut être qualifiée d’excellente, tant en quantité qu’en qualité.

Du coup, les distillateurs de la région ont entamé un véritable marathon. La phase de récolte et de mise en tonneau bat son plein. Suivra la transformation en eaux-de-vie, dont la production s’annonce abondante. « C’est actuellement le gros rush ! Les fruits tombent en masse. Mais ça fait plaisir de pouvoir travailler normalement et de voir les tonneaux se remplir », explique Hervé Blanchard, le patron de la Distillerie de Porrentruy.

« On a vraiment des gros volumes de damassines »

Une fois la goutte mise en bouteille, il s’agira de trouver preneur. Hervé Blanchard confirme que l’on boit moins d’eaux-de-vie aujourd’hui qu’à l’époque, mais il ne s’inquiète pas pour autant : « J’ai quand même le sentiment que les jeunes de 25-30 ans s’intéressent à nouveau à ce type de produits. Ils sont toutefois devenus plus exigeants. Ils en boivent moins qu’avant, mais veulent des eaux-de-vie qui sont vraiment appréciables et de qualité », affirme le Bruntrutain, qui ne se fait aucun souci pour l’écoulement des stocks.

« Ces produits font vraiment partie de notre terroir et de notre patrimoine »

Si l’année est faste pour les fruits à noyau, elle l’est un peu moins pour les fruits à pépins. Les pommiers, par exemple, ont subi de nombreuses pertes à cause de la sécheresse et de la grêle. /rch


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