La députée PCSI au Parlement jurassien Sophie Guenot s’inquiète du manque de généralistes, notamment dans son district, les Franches-Montagnes. Le Gouvernement jurassien abonde et évoque plusieurs pistes pour améliorer la situation
Franches-Montagnes recherchent généralistes. La députée franc-montagnarde Sophie Guenot s’inquiète du manque de médecins de familles dans la région. L’élue PCSI des Emibois a récemment déposé une question écrite au Parlement jurassien. Elle souhaitait connaître la stratégie du Gouvernement cantonal pour répondre à cette problématique.
Un constat et des pistes
La disponibilité en médecins généralistes est actuellement inférieure à 1 pour 2'000 habitants dans les Franches-Montagnes, selon une étude du Service jurassien de la santé publique. Il manquerait aujourd’hui 2,5 généralistes dans le district, précise le Gouvernement jurassien. Un constat s’impose, selon l'exécutif : le marché libéral ne suffit plus et les incitations financières pour attirer la relève ne fonctionnent pas à la hauteur des espérances. L’Etat finance déjà la formation des futurs médecins généralistes à l’Hôpital du Jura et au Medicentre à Moutier, à condition qu’ils s’engagent à s’installer dans le Jura. Certaines communes ont par ailleurs recruté des médecins étrangers. Mais depuis le début de l’année, une autorisation de pratique est délivrée uniquement à un médecin qui a exercé au moins trois ans sous supervision en Suisse, ce qui restreint les possibilités.
Plusieurs pistes sont encore sur la table aux Franches-Montagnes : l’extension d’un cabinet existant et des collaborations avec l’Hôpital du Jura et le futur centre médical Mediqo à Delémont. La construction d’un centre médical taignon est en revanche exclue par le Gouvernement en raison d’un « bassin de population restreint ». /mmi









