Mesures d’économies : la FICD « sous le choc »

Le Gouvernement jurassien prévoit dans son « plan équilibre » de ne plus subventionner dès ...
Mesures d’économies : la FICD « sous le choc »

Le Gouvernement jurassien prévoit dans son « plan équilibre » de ne plus subventionner dès 2024 la Fédération interjurassienne de coopération au développement qui dénonce « une mise à mort »

La FICD pourrait se retrouver sans subventionnement étatique dès 2024. (Photo : KEYSTONE /  Gaëtan Bally). La FICD pourrait se retrouver sans subventionnement étatique dès 2024. (Photo : KEYSTONE / Gaëtan Bally).

La Fédération interjurassienne de coopération au développement monte aux barricades après la présentation du « plan équilibre 22-26 » par le Gouvernement ce jeudi. Parmi les 85 mesures censées générer une économie de 34 millions de francs, l’exécutif prévoit de réduire (de 50'000 francs en 2023) puis supprimer (soit une économie de 230'000 francs) dès 2024 sa contribution à la FICD. « Une mise à mort », a aussitôt dénoncé cette dernière dans un communiqué. « Cette mesure, si elle est mise en œuvre, sonne le glas de la solidarité jurassienne envers les peuples défavorisés et signifie tout bonnement la fin de l’existence même de la FICD ! C’est toute la tradition de coopération et de solidarité du Canton du Jura qui est balayée, faisant fi de sa Constitution », s’insurge l’institution.


David Eray : « Libre à la FICD de se tourner vers d’autres sources de financement »

Interrogé ce jeudi matin sur cette probable disparition, le président du Gouvernement David Eray a balayé la question, déclarant laconiquement que la FICD était « libre de se tourner vers d’autres sources de financement ». Selon la présidence de la Fédération interjurassienne de coopération au développement, le Jura deviendrait « le seul canton latin sans fédération cantonale de coopération, mais surtout le seul canton qui n’assumerait plus ses responsabilités vis-à-vis de ses valeurs fondamentales de solidarité ». Sa disparition n’est cependant pas encore actée puisque le Parlement devra encore se prononcer. Le législatif avait déjà refusé lors du vote des bugets 2020 et 2021 des coupes budgétaires dans les subventions accordées à la FICD. /jpi


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