Les prisons jurassiennes ne seront pas soumises à un audit indépendant. Le Parlement a refusé mercredi après-midi, par 35 voix contre 6 et 14 abstentions, une motion de Didier Spies. Le député UDC souhaitait faire la lumière sur des rumeurs faisant état de malaises au niveau de la gestion des établissements pénitentiaires. La démarche devait aussi permettre de définir les correctifs éventuels à entreprendre.
Le Gouvernement appelait le législatif à refuser le texte, estimant que la conduite d’un audit était disproportionnée. La ministre de l’Intérieur, Nathalie Barthoulot, a toutefois reconnu que le contexte dans lequel évolue le personnel au sein des deux prisons jurassiennes n’est pas aisé. Des infrastructures non adaptées aux besoins actuels et de multiples contraintes en raison de la pandémie sont en cause, mais aussi certaines absences pour cause de maladie et d’accident. Pour l’exécutif, il est aujourd’hui nécessaire de se doter d’un nouvel établissement pénitentiaire.
En attendant, le Gouvernement a indiqué qu’il menait depuis le début de l’année des réflexions pour améliorer l’encadrement du personnel et la coordination entre les sites de Delémont et Porrentruy. Il considère ainsi que les difficultés rencontrées dans le domaine carcéral font l’objet d’un suivi et d’une attention adéquats et que la situation reste sous contrôle. /alr









