Les thérapies de conversion bientôt interdites dans le Jura

Le Parlement jurassien s’est prononcé en faveur d’une motion du député socialiste Patrick Cerf ...
Les thérapies de conversion bientôt interdites dans le Jura

Le Parlement jurassien s’est prononcé en faveur d’une motion du député socialiste Patrick Cerf afin d’interdire ce type de pratiques

Le Parlement jurassien a adopté mercredi une motion pour interdire les thérapies de conversion. (Photo : illustration / libre de droits). Le Parlement jurassien a adopté mercredi une motion pour interdire les thérapies de conversion. (Photo : illustration / libre de droits).

Les thérapies de conversion seront bientôt interdites dans le canton. Le législatif cantonal a approuvé ce mercredi par 47 voix et 1 abstention une motion du socialiste Patrick Cerf. Non combattue, la motion a été votée sans débat parlementaire. Le texte du député de Corban prévoit non seulement l’interdiction des thérapies de conversion, mais oblige aussi l’Etat à se doter d’outils pour prévenir « toute forme d’abus » liés à la conversion de l’orientation sexuelle. Des pratiques qui ont cours dans la région et « font désormais partie du catalogue de prestations de certains professionnels de la santé sans scrupule », dénonce le député. Patrick Cerf s’appuie également sur un rapport de 2020 du Conseil des droits de l’homme de l’ONU qui considère les thérapies de conversion comme « discriminatoires, cruelles, inhumaines et dégradantes ».


Une interdiction « évidente »

Le Gouvernement appelait le Parlement à soutenir cette motion. Pour le ministre de la santé, il s’agissait d’une évidence. « On doit interdire toute pseudo-thérapie qui penserait changer de manière non voulue des orientations sexuelles. L’évidence est telle que le débat n’a pas eu lieu au Parlement », a indiqué Jacques Gerber à RFJ.

En ce qui concerne l’application de cette mesure, le ministre explique qu’un groupe de travail devrait être créé pour réfléchir au pourtour de la loi ou de l’article de loi qui doit être mis en place. « Certains sujets adjacents doivent garder une certaine liberté. Je pense notamment à une personne qui voudrait changer de sexe de manière consciente et volontaire. Elle doit le pouvoir malgré l’interdiction de certaines pseudo-thérapies », conclut Jacques Gerber.

La Suisse ne possède pas de dispositions pénales sur les thérapies de conversion. Des cantons comme Neuchâtel, Berne et Bâle-Ville ont déjà légiféré sur le sujet. /gtr-alr


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