Un centre de ports-francs sur le site de BAT : au secteur privé de s’engager

Le Gouvernement jurassien estime que l’éventualité de transformer les locaux de BAT en zone ...
Un centre de ports-francs sur le site de BAT : au secteur privé de s’engager

Le Gouvernement jurassien estime que l’éventualité de transformer les locaux de BAT en zone de stockage sans taxes doit faire l’objet d’une étude préalable et qu’une telle analyse doit être réalisée par des privés

La transformation du site de BAT à Boncourt en ports-francs nécessite d'être étudiée. La responsabilité de trouver un acheteur incombe à BAT, propriétaire des lieux (Photo : Georges Henz) La transformation du site de BAT à Boncourt en ports-francs nécessite d'être étudiée. La responsabilité de trouver un acheteur incombe à BAT, propriétaire des lieux (Photo : Georges Henz)

L’idée de transformer le site de BAT à Boncourt en ports-francs nécessite d’être étudiée mais le canton du Jura n’entend pas s’engager à ce stade. Le Gouvernement jurassien vient de répondre à une question écrite de Gauthier Corbat déposée à la suite de l’annonce du départ de l’entreprise active dans la production de cigarettes. Le député du Centre souhaitait savoir si l’exécutif cantonal verrait d’un bon œil l’éventualité de transformer le site industriel en centre de ports francs, à l’image de ce qui existe déjà à Genève, notamment. Il mettait en avant la proximité de Boncourt avec la France et l’Allemagne ainsi qu’avec l’aéroport de Bâle-Mulhouse. Dans sa réponse, le Gouvernement rappelle, en préambule, que BAT est propriétaire du site et qu’il lui appartient de trouver un acheteur. L’Etat n’a ainsi qu’une marge de manœuvre très limitée. L’exécutif cantonal estime que l’idée de créer un centre de ports-francs doit faire l’objet d’une étude de faisabilité qui permettra d’en évaluer la viabilité économique. Il précise qu’une telle analyse « ressort prioritairement de l’initiative privée » et « n’entend pas être partie prenante » à ce stade. L’exécutif cantonal pourrait s’engager par la suite, via les instruments de la promotion économique, si les conclusions de l’étude sont convaincantes et que la réalisation d’une telle idée s’avère réaliste.

Le Gouvernement relève également qu’un tel projet nécessiterait de s’assurer de la présence « d’investisseurs solides prêts à s’engager ». Il indique ainsi qu’il est impossible, à ce stade, de dire si la constitution d’un site de ports-francs représenterait une opportunité pour la région. L’exécutif cantonal précise, par ailleurs, que les chances d’atteindre du jour au lendemain à Boncourt un volume d’affaires équivalent à celui de Genève sont bien faibles. /comm-fco


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