Le Parlement a accepté mercredi une motion transformée en postulat de la députée suppléante UDC Francine Stettler
Le canton du Jura fait un pas supplémentaire pour l’intégration de la population migrante sur le marché du travail. Le Parlement a accepté mercredi une motion transformée en postulat de la députée suppléante UDC Francine Stettler par 49 voix contre 9 et 1 abstention. Il a ainsi suivi la proposition du Gouvernement. Le texte de l’élue de Delémont demandait une modification du droit en vigueur pour que les personnes relevant du domaine de l’asile et bénéficiant d’un statut B, S, N ou F doivent participer au bien commun par le biais d’un travail, afin de favoriser leur intégration et aider à supporter une partie des coûts qu'elles occasionnent. La ministre de l’Intérieur Nathalie Barthoulot a expliqué qu’une modification des bases légales n'était pas possible en regard du droit supérieur, mais que l'activité́ des personnes migrantes peut encore être plus largement favorisée dans le cadre des bases légales actuelles. Elle a ajouté qu’un groupe de travail qui compte des représentants de l’AJAM et de différents services de l’État est ainsi en train de réfléchir à cette thématique.
A noter que Nathalie Barthoulot a tenu à préciser que, sur la base du dernier rapport de l’Association jurassienne d'accueil des migrants, sur les quelques 1'800 personnes issues de la migration présentes dans le Jura, seules 200 à 250 peuvent être qualifiées d’inactives, avec parmi elles des personnes malades ou handicapées ou des femmes avec des enfants à charge. Les autres sont ainsi soient mineures, en âge ou proche d’avoir la retraite, intégrées dans des cours de français, dans une mesure liée à la formation professionnelle ou l’emploi, ou ont déjà une activité professionnelle. /emu








