Laisser toutes les portes ouvertes sur l’avenir de la police à Delémont

Le Conseil communal de Delémont souhaite garder une police de proximité mais appelle à repousser ...
Laisser toutes les portes ouvertes sur l’avenir de la police à Delémont

Le Conseil communal de Delémont souhaite garder une police de proximité mais appelle à repousser une motion interpartis qui demande de tout faire pour éviter une fusion entre la police cantonale et la police municipale

(Photo : illustration / Georges Henz). (Photo : illustration / Georges Henz).

C’est un sujet qui a déjà fait couler pas mal d’encre et qui va arriver devant le Conseil de ville de Delémont. Le législatif doit se prononcer lundi prochain sur une motion relative à la fusion des corps de police. Le texte est porté par les CS-POP-Vert-e-s Mérane Woudman et Jérôme Corbat. Il demande au Conseil communal de « s’opposer par tous les moyens à la volonté annoncée par le canton de fusionner la police cantonale avec la police de la ville de Delémont, notamment ». L’exécutif appelle à rejeter le texte davantage sur la forme que sur le fond. Le Conseil communal rappelle que des synergies ont déjà été mises en place depuis 2016 entre la police cantonale et les polices municipales. Les tâches de police-secours sont notamment concernées, ce qui engendre davantage de travail alors que la police municipale de Delémont connait des soucis d’effectifs. Des discussions sont ainsi en cours et aucune piste n’est écartée comme celle de confier des mandats à la police cantonale.


Conserver une police de proximité

Le Gouvernement a également engagé une réflexion sur l’avenir des corps de polices et l’option d’une fusion est ouverte. Les conclusions ne sont pas connues à ce jour. Le Conseil communal de Delémont réitère son soutien au maintien d’une police de proximité. Il estime que la situation actuelle n’est pas optimale et que des solutions doivent être trouvées. Le Conseil communal souhaite, à ce stade, « garder ouvertes toutes les possibilités de discussion avec le canton ». Selon lui, « accepter la motion reviendrait à renoncer à évaluer toutes les options, y compris celle d’une fusion, qui n’est pas la priorité de l’exécutif ». Le Conseil communal demande ainsi de rejeter le texte de manière à « pouvoir discuter en toute liberté avec le Gouvernement jurassien ».

La motion est contresignée par les sept conseillers de villes CS-POP et Vert-e-s et par six autres élus issus du PS, de l’UDC et du PLR. /comm-fco


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