La grande muette achète chaque année plusieurs chevaux de cette race pour ses patrouilles montées. Et ses acquisitions sont à la hausse, ce qui réjouit la Fédération suisse du cheval franches-montagnes
Il est unique et irremplaçable à ses yeux… l’armée suisse n’achète plus que des chevaux de la race franches-montagnes pour ses patrouilles montées. Cette année, elle en a sélectionné 34, un chiffre en hausse et qui a même doublé en neuf ans. Les patrouilles montées ont, en effet, acquis une importance stratégique au fil des années au sein de la grande muette, et cela devrait encore s’accentuer d’ici 2030, selon Stéphane Montavon, chef du service vétérinaire de l’armée suisse, cité dans le Journal officiel de la Fédération suisse du franches-montagnes (FSFM). On peut donc s’attendre à ce que les achats de chevaux augmentent encore.
Une garantie et une belle vitrine
Les nombreuses acquisitions de l’armée réjouissent la FSFM. Selon la gérante de la fédération Pauline Queloz, les chevaux à disposition de la grande muette vont sur tous les terrains et accomplissent plusieurs travaux, ce qui est « particulièrement valorisant » pour les éleveurs, d’après elle. Mais ce n’est pas tout… l’armée « est prête à payer des prix tout à fait corrects », renchérit la Franc-Montagnarde. Les éleveurs jurassiens sont donc particulièrement enthousiastes, certains sont même « des fournisseurs habitués » de la grande muette, selon Pauline Queloz. Cette dernière constate toutefois que l’armée a des critères stricts… cette année, par exemple, une cinquantaine de chevaux lui ont été présentés et 34 ont été achetés. L’armée exige que les animaux aient passé le test en terrain, une épreuve à laquelle ils prennent part à l’âge de trois ans et qui est « gage de formation et de qualité », d’après la gérante de la FSFM. /mle









