Un effort de plus pour lutter contre la violence dans les écoles

Le Parlement jurassien a accepté une motion de l’UDC Brigitte Favre visant la mise en place ...
Un effort de plus pour lutter contre la violence dans les écoles

Le Parlement jurassien a accepté une motion de l’UDC Brigitte Favre visant la mise en place d’un concept global de prévention qui intègre tous les acteurs

Le canton du jura devra se doter d'un concept global de prévention de la violence à l'école. (Photo: archive d'illustration) Le canton du jura devra se doter d'un concept global de prévention de la violence à l'école. (Photo: archive d'illustration)

Le Gouvernement jurassien va devoir intensifier la lutte contre la violence dans les écoles. Le Parlement a approuvé mercredi – par 31 voix contre 23 et 4 abstentions – une motion de la députée UDC Brigitte Favre en ce sens. Le texte demande d’une part la mise en place d’un concept global de prévention de la violence dans les écoles du canton, en intégrant les directions, les enseignants, les élèves puis les parents, et ce à tous les niveaux d’âge des élèves. La motion exige d’autre part l’obligation d’intégrer un tel concept dans la loi sur l’école obligatoire.

Le Gouvernement s’est opposé en vain à ce texte au regard des mesures déjà mises en place depuis quelques années. Il a aussi évoqué des raisons financières. « Il y a notamment la classe relais, davantage de médiation au niveau des écoles primaires, des décharges pour les écoles secondaires au niveau des directions pour que des personnes habilitées puissent se spécialiser dans le traitement des violences. Maintenant, l’intervention d’organismes privés – externes – qui seraient spécialisés dans la violence, ça aura forcément un coût. Il faudra trouver les bonnes solutions en tenant compte de nos finances », explique le ministre de la Formation. Martial Courtet a par ailleurs appelé les députés à faire preuve de cohérence lors des décisions futures en lien avec les mesures d’économies : « On entend dire au Parlement que pour économiser, il faut mettre plus d’enfants dans les classes et augmenter le pensum des enseignants. Mais le terreau de la violence, il se trouve justement dans les classes. Ce n’est pas en péjorant les conditions d’enseignement et les conditions dans les classes que nous arriverons à lutter contre la violence. Donc oui, il faut de la cohérence par rapport à cela ».

Martial Courtet : « On n’a pas attendu l’actualité pour mettre des choses en place »

/rch


Actualisé le

Actualités suivantes

Articles les plus lus