Pas de hausse des impôts liée à l’arrivée de Moutier

Alors que l’UDC s’inquiète du coût de la corbeille de la mariée prévôtoise, la ministre des ...
Pas de hausse des impôts liée à l’arrivée de Moutier

Alors que l’UDC s’inquiète du coût de la corbeille de la mariée prévôtoise, la ministre des finances Rosalie Beuret Siess a tenté de rassurer sur les conséquences du transfert de Moutier pour le portefeuille des Jurassiens

Rosalie Beuret Siess a avancé que l’État n'envisageait pas de hausse des impôts liée à l'intégration de Moutier. (Photo : Georges Henz) Rosalie Beuret Siess a avancé que l’État n'envisageait pas de hausse des impôts liée à l'intégration de Moutier. (Photo : Georges Henz)

Si le vote du concordat entre Berne et le Jura n’a pas réservé de surprise, le transfert de Moutier suscite néanmoins quelques craintes, notamment financières. L'UDC s'est inquiété du coût de la corbeille de la mariée par la voix de son député Didier Spies. L’élu agrarien a rappelé que la ministre Nathalie Barthoulot avait précédemment évoqué une facture de 13 millions de francs essentiellement pour l'engagement de personnel. Si un fonds a été créé pour assumer les coûts jusqu'au transfert en 2026 qui ne pèseront donc pas sur les finances de l'État, Didier Spies demandait en revanche s'il fallait craindre après cela une hausse des impôts en lien avec l'arrivée de Moutier.


« Une affaire de cœur plutôt qu’une affaire financière »

« La volonté du Gouvernement est que l’intégration de Moutier se fasse sans effet significatif sur les finances cantonales, les conséquences à moyen terme devant être neutres entre les charges et les recettes. Le Gouvernement n’envisage pas à ce stade de modification de la quotité fiscale en lien avec l’intégration de Moutier », a tenté de rassurer la ministre des finances Rosalie Beuret Siess. Ne niant pas que l’arrivée de la commune aura « un coût », elle a rappelé que Moutier a toujours été pour le Gouvernement « une affaire de cœur plutôt qu’une affaire financière ».

Rosalie Beuret Siess : « Le Gouvernement n'envisage pas, à ce stade, de modification de la quotité fiscale »

Rosalie Beuret Siess reconnaît en revanche qu’il faudra gérer « une phase transitoire initiale » en lien avec l’ajustement de la péréquation financière qui causera un manque à gagner conséquent estimé à 65 millions de francs. « On peut espérer qu’à l’exception de celle-ci, l’endettement et les fonds propres devraient être maintenus », a avancé la présidente du Gouvernement. /jpi


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