Le Gouvernement jurassien a récemment répondu à une question écrite du député Pierre-André Comte (PSJ). Un groupe de travail a été constitué pour maintenir la pression sur la Confédération qui veut se désengager de l’exploitation du site.
Le Gouvernement jurassien ne reste pas les bras croisés face à la volonté de la Confédération de se désengager du laboratoire souterrain du Mont-Terri. Il l’a récemment indiqué dans sa réponse à une question écrite du député Pierre-André Comte (PSJ). L’élu de Vellerat avait notamment demandé à l’exécutif cantonal quelles démarches il entendait entreprendre pour faire valoir les intérêts du canton. Aux yeux de l’exécutif, le désengagement de la Confédération est difficilement justifiable. Il ne représente que deux millions d’économies par an alors que plus de 120 millions de francs ont déjà été investis depuis 1996 par les différents partenaires. La neutralité de la recherche et la crédibilité du laboratoire sur la scène internationale sont compromises avec ce retrait, selon le Gouvernement. Ce dernier indique qu’il entretient un dialogue régulier avec les quatre élus jurassiens à Berne et examine, avec eux, les leviers d’action les plus appropriés au niveau parlementaire. Un groupe de travail a également été constitué le mois dernier pour assurer un suivi rigoureux de la situation et maintenir la pression nécessaire. Alors que la Confédération veut se retirer de l’exploitation au profit d’un tiers extérieur à l’administration fédérale, le but est aussi d’examiner toutes les voies possibles pour assurer une transition vers une nouvelle gestion indépendante, libre de toute influence industrielle, souligne l’exécutif. /alr









