Dans les souvenirs du premier quadrille du Marché-Concours

Anne-Marie Willemin a été une des huit cavalières ayant pris part à la première présentation ...
Dans les souvenirs du premier quadrille du Marché-Concours

Anne-Marie Willemin a été une des huit cavalières ayant pris part à la première présentation équestre lors de la fête du cheval franches-montagnes. Témoignage.

Les huit participantes au premier quadrille monté du Marché-Concours en 1968 avec Anne-Marie Willemin qui est en 4e position en partant de la droite. (Photo : Anne-Marie Willemin). Les huit participantes au premier quadrille monté du Marché-Concours en 1968 avec Anne-Marie Willemin qui est en 4e position en partant de la droite. (Photo : Anne-Marie Willemin).

Le quadrille émerveille les visiteurs du Marché-Concours depuis 60 ans. A l’époque, les Franches-Montagnes ont connu la motorisation de l’agriculture et l’abandon progressif du cheval pour les travaux dans les champs. En 1965, la manifestation a donc décidé de lancer une présentation équestre pour mettre en valeur les qualités des équidés taignons. Au début, seuls des chars attelés se montraient au public. Par la suite, les chorégraphies de huit jeunes cavalières sur leur monture se sont ajoutées au programme. Anne-Marie Willemin avait 18 ans lorsqu’elle a participé au premier quadrille monté en 1968. Les émotions de la Franc-Montagnarde ont refait surface en milieu de semaine à Saignelégier lors d’une représentation en avant-première.

Anne-Marie Willemin : « J’envie toujours ces jeunes filles, ça c’est sûr. »

Anne-Marie Willemin s’est replongée dans ses souvenirs lors de la représentation en avant-première du quadrille. Anne-Marie Willemin s’est replongée dans ses souvenirs lors de la représentation en avant-première du quadrille.

« Ça rappelle de super souvenirs, c’était une belle période », lance l’habitante du Noirmont, alors que le spectacle débute devant ses yeux. Anne-Marie Willemin constate que les chorégraphies n’ont pas beaucoup évolué ces dernières décennies. En revanche, elle ne peut pas en dire autant de la musique. « Nous, c’était un genre de marche à l’accordéon », se souvient-elle dans l’ambiance actuelle et moderne des mélodies diffusées par des haut-parleurs. La Taignonne de 75 ans remarque aussi des changements sur les chevaux, devenus plus musclés et entrainés. « Comme je n’avais pas de cheval, je le prenais chez un agriculteur et puis on essayait de se tenir et de ne pas tomber. C’était vraiment de l’amateurisme », témoigne-t-elle, l’œil pétillant devant le quadrille proposé par les attelages et ces huit jeunes cavalières qui, comme elle 57 ans plus tôt, éblouissent le public du Marché-Concours. /nmy

Quelques-unes des cavalières lors du grand cortège du Marché-Concours de 1968. (Photo : Anne-Marie Willemin). Quelques-unes des cavalières lors du grand cortège du Marché-Concours de 1968. (Photo : Anne-Marie Willemin).


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