Alors que le Service de l’enseignement annonçait à la rentrée la probable suppression des épreuves communes à la fin du cycle d’école primaire, le ministre Martial Courtet a avancé de nouvelles réflexions et affirmé que « la décision n’était pas encore prise ».
La possible suppression des épreuves communes à la fin de l'école primaire suscite quelques inquiétudes. La députée socialiste Katia Lehmann s'est montrée très critique à l'heure des questions orales devant le Parlement sur cette réforme annoncée à la rentrée d'août dernier. L'élue de Fontenais a pointé « une argumentation sommaire, une consultation encore à mener, peu d’explications sur la mise en œuvre et un projet venu de nulle part ».
Une évolution du dossier ces dernières semaines
Le Service de l'enseignement avait avancé une probable suppression des épreuves communes dès la rentrée 2026, afin de coïncider avec l'intégration des élèves de Moutier et éviter que ces derniers ne soient confrontés à trois systèmes différents en quelques années. Mais « la décision n'est pas encore prise », a affirmé Martial Courtet devant le législatif, esquissant une évolution du dossier ces dernières semaines.
Martial Courtet évoque un possible compromis sans épreuves communes, sauf sur demande des élèves mécontents de l’orientation prévue.
« On a regardé ce qui se passait dans d’autres cantons, notamment à Fribourg et Bâle-Campagne, et c’est assez inspirant. On peut arriver à un modèle de compromis où il n’y a plus d’épreuves communes, mais les élèves qui ne sont pas contents avec les orientations prévues par l’enseignant pourraient avoir recours à ce moment-là à une épreuve, ce qui donnerait en ce sens une légitimité aux enseignants », a expliqué Martial Courtet. Une décision sera prise « ces prochains temps » selon le ministre de l’enseignement. /jpi








