L’arrivée de Moutier dans le canton du Jura a aussi des conséquences sur la police cantonale. Assurer la sécurité d’une ville de plus de 7'000 habitants a nécessité une réorganisation, qui est effective depuis jeudi. Les forces de l’ordre jurassiennes ont ainsi ouvert un poste de police dans le château de la cité prévôtoise. Entre 15 et 18 gendarmes y sont rattachés. Le nombre de sections change aussi passant de deux à trois avec Moutier et le Val Terbi, la Vallée de Delémont et les Franches-Montagnes, l’Ajoie et le Clos-du-Doubs. La police jurassienne compte 189 EPT en 2026.
Damien Rérat, commandant de la police cantonale, indique que « pour les interventions d’urgence, tous les agents de tout le canton interviennent sur tout le canton ». Comme jusqu’à présent, la patrouille, qui est la plus proche, est envoyée sur place. Le commandant précise que ces modifications ne doivent pas être perçues par les citoyens. « En particulier le citoyen de Moutier, on souhaite vraiment qu’on ne constate pas de différence entre le 31 décembre 2025 et le 1er janvier 2026 et que la couverture en police secours mais également dans le domaine de la police de proximité soit assurée de manière uniforme sur l’entier du territoire. »
Damien Rérat : « Le but, c’est que le citoyen ne remarque rien. »
Une police administrative à Delémont
Un autre changement concerne uniquement la ville de Delémont, qui a décidé de ne plus conserver sa police municipale et de la remplacer par une police administrative rattachée à la police cantonale. « C’est une entité qui va travailler plus dans le domaine de la proximité, plus dans le respect des règlements communaux, dans la verbalis ation des véhicules parqués, dans le contrôle des incivilités », précise Damien Rérat. Le commandant de la police cantonale explique que ces agents ne seront pas ou plus amenés à travailler dans le domaine pénal. À l’instar de ce qui se fait depuis plusieurs années à Moutier. /ncp









