« En Boîte » : les drones, comme outil de travail

La jeune entreprise DroneProf, fondée par Yves Eray, propose différents services au moyen de ...
« En Boîte » : les drones, comme outil de travail

La jeune entreprise DroneProf, fondée par Yves Eray, propose différents services au moyen de drones. Bien plus qu’un hobby, ces engins ont du potentiel dans différents secteurs.

Yves Eray pose avec le plus gros drone de sa collection. Yves Eray pose avec le plus gros drone de sa collection.

Notre chronique économique vous propose de découvrir un domaine en plein essor : le pilotage de drones. Si la pratique semble relever souvent du hobby, certains tentent de développer une activité professionnelle. C’est le cas d’Yves Eray de Courtételle, qui, il y a un peu plus d’un an, a décidé de passer différents permis pour faire voler des engins de plusieurs kilos. Le sexagénaire, passionné d’aéronef, en possède sept, du moins de 250 grammes au drone de trois kilos. Tous ont des utilités différentes qui permettent au Jurassien, à travers son entreprise DroneProf, de faire des prises de vue, de la thermographie, de la photogrammétrie ou des inspections.

Yves Eray : « L’IA va se greffer dessus. »

Les drones ont mauvaise presse

Yves Eray est bien conscient que les drones peuvent avoir mauvaise presse. Le citoyen de Courtételle cite les guerres en Ukraine et en Iran : « ça ne nous fait pas de la publicité ». Mais selon lui, ça dépend toujours de l’utilisation des nouvelles technologies. Grâce aux drones, il peut proposer ses services dans des prises de vues aériennes, pour de la thermographie afin de détecter des déperditions de chaleur, mais aussi de la photogrammétrie qui permet de visualiser un ouvrage dans toutes les dimensions. Il est heureux de pouvoir aussi offrir son aide dans l’association « SOS Faon », dans la lutte contre le frelon asiatique ou auprès de la police dans la recherche de personnes. L’agriculture s’intéresser également à cette technologie. Yves Eray a d’ailleurs assisté dernièrement à l’épandage d’engrais grâce à un drone au-dessus de vignes à la place d’un hélicoptère.


L’avenir des drones

Yves Eray estime que l’avenir du drone sera marqué par l’IA. Par rapport aux faons, le droniste imagine que l’intelligence artificielle pourrait piloter l’engin au-dessus du champ et repérer automatiquement les sources de chaleur. Mais comme toute technologie, celle-ci pourrait être utilisée à mauvais escient. « Ce n’est pas de la science-fiction, c’est déjà tout à fait possible », explique le Jurassien. Vous y greffez une arme et vous lui dites quelle cible il faut repérer et, par la reconnaissance faciale, il va l’éliminer ». /ncp


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