La nationalité du nouveau véto en question

Parlement jurassien

Un Portugais pour assurer les contrôles vétérinaires. Cela ne semble pas plaire, du moins dans les rangs UDC du Parlement jurassien. Lors des questions orales mercredi, le député Romain Schaer est revenu sur la nomination du nouveau vétérinaire officiel, s’étonnant de la nationalité du candidat choisi et dénonçant le fait que le choix ne se soit pas porté sur un ressortissant suisse.

Dans sa réponse, le ministre de la santé a reconnu que le moment de l’annonce, peu avant la votation du 9 février, était inopportun. Il affirme toutefois que le Gouvernement assume son choix. Michel Thentz a expliqué que le poste en question ne pouvait être confié à un « simple » vétérinaire. Il faut avoir suivi une formation qualifiante pour pouvoir représenter officiellement l’autorité sur le terrain.

Quant à la mise au concours, elle s’est déroulée en deux fois, faute de suffisamment de candidatures. Au total, huit postulations ont été enregistrées, dont trois suisses. Mais les ressortissants helvétiques ne disposaient ni de la formation ni d’une expérience de vétérinaire officiel. Ils n’avaient pas non plus d’expérience dans la gestion des affaires canines, ni de la formation pour le contrôle des viandes ou d’expérience dans l’inspectorat des abattoirs. Le candidat retenu répondait à ces exigences.

Envisager une formation en cours d’emploi aurait coûté cher à l’Etat. Celle de vétérinaire officiel s’étale sur une soixantaine de jours sur deux ans et représente plusieurs dizaines de milliers de francs. Engager une personne déjà formée participe d'une saine logique de gestion financière, selon le ministre. Enfin, les bases légales européennes sont les mêmes qu’en Suisse. Le nouveau vétérinaire sera donc immédiatement opérationnel. /iqu


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