« Cette table ronde est une hypocrisie »

La table ronde sur les finances cantonales ne fait pas l’unanimité. Tous les partis politiques ...
« Cette table ronde est une hypocrisie »

Parlement jurassien

La table ronde sur les finances cantonales ne fait pas l’unanimité. Tous les partis politiques jurassiens ont accepté d’y prendre part, sauf le CS-POP. Ce dernier, qui a dévoilé les règles du jeu établies par le Bureau du Parlement, dénonce un exercice anti-démocratique. « Nous contestons le fait que les participants à cette table ronde doivent accepter le principe de la confidentialité des débats, explique la présidente du CS-POP Jeanne Beuret. Nous souhaitons au contraire privilégier un débat ouvert à toute la population, aux associations et aux syndicats », ajoute-t-elle. « Le parti ne veut pas s’engager dans cette mascarade, mais plutôt dans des projets concrets », explique Pierluigi Fedele, membre du CS-POP. Ainsi, le parti propose par exemple de défendre l’initiative des salaires minimums soumise au peuple le 18 mai.

 

Deux membres par groupe

L’objectif de cette table ronde est d’ouvrir un débat susceptible de déboucher sur un assainissement des comptes de l’Etat jurassien. L’idée avait été lancée par le socialiste Gilles Froidevaux lors de la session du Parlement du mois de janvier. L’exercice réunira deux membres du Gouvernement jurassien, le président Charles Juillard et le vice-président Michel Thentz, ainsi que deux personnes par groupe parlementaire. Les Verts ont ainsi désigné le député suppléant Hansjörg Ernst et la membre du parti Maryse Villars. Le président du groupe PDC Paul Froidevaux et le député et maire de Delémont Pierre Kohler seront les porte-paroles des démocrates-chrétiens. Le PLR sera représenté par le président de groupe Alain Lachat et le coprésident Yann Rufer. Les députés Gilles Froidevaux et Loïc Dobler – respectivement chef de groupe et président de parti – représenteront le PS. L’UDC a désigné deux députés suppléants, à savoir Romain Schaer et Damien Lachat. Et finalement, Géraldine Beuchat, la présidente du PCSI Jura, et un de ses membres, Thomas Schaffter, seront les négociateurs du parti chrétien-social indépendant.

 

Des chaises pour les communes

Le PCSI participera à cette table ronde, mais il a tout de même émis quelques réserves. Le parti estime que la tâche de proposer des économies significatives revient au Gouvernement. Selon lui, l’exécutif se déresponsabilise ainsi de son devoir. Par ailleurs, les chrétiens-sociaux vont exiger que des chaises de cette table ronde soient réservées aux communes. « Cette demande fait suite à plusieurs interventions parlementaires en ce sens que notre parti a émises par le passé, indique la présidente du PCSI Géraldine Beuchat. Les finances communales dépendent aussi des décisions cantonales, d’où l’importance de travailler ensemble pour trouver des solutions durables », ajoute Géraldine Beuchat.

 

Un délai « trop » ambitieux

Tous les partis ont finalement relevé un point de ces règles du jeu : le délai. Selon les principes établis par le bureau du Parlement le 6 mars, une première séance devait se tenir ce lundi 17 mars, mais elle n’a pas eu lieu car les groupes ont eu au final jusqu’à ce mercredi 19 mars pour désigner leurs représentants. L’objectif est désormais de définir le catalogue de mesures au plus tard d’ici la fin du mois de mai pour achever le travail avant la fin des vacances d’été, soit avant l’examen du budget cantonal 2015. Une échéance « très » voir « trop » ambitieuse pour certains. /afa

 


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