REFECO, la refonte des services économiques est lancée

Philippe Marmy et Michel Probst lors de la présentation du projet REFECO. Le projet REFECO a été présenté jeudi par le ministre de l'Economie et de la Coopération Michel Probst, le chef de projet Philippe Marmy et le secrétaire comptable Alexis Schouller.

« Une plus grande visibilité », ce sont les mots choisis par le ministre jurassien Michel Probst pour présenter REFECO, le nouveau projet de réorganisation de deux services du Département de l’Economie et de la Coopération. Après un peu moins de deux ans de chantier, la réforme des services économiques a été dévoilée jeudi par le Gouvernement. L’un des points forts de cette nouvelle organisation est avant tout la fusion du Service de l’économie avec le Service des arts et métiers et du travail (AMT). Cette nouvelle entité sera nommée « Service de l’économie et de l’emploi ». Autre élément relevé, la volonté de renforcer les synergies entre les acteurs principaux du développement économique jurassien. Par ce projet, le Gouvernement souhaite davantage de simplicité, d’efficacité et éviter ainsi les doublons. Malgré son coût d’environ 50'000 francs, cette réorganisation permettra, selon les chefs de projet, de faire des économies. Ces dernières s’élèveraient à un peu moins de 300'000 francs. Le projet doit cependant être soumis prochainement au Parlement.

Un « état-major » centralisé

Le projet REFECO vise également à augmenter la qualité des prestations envers les clients par la création d’un guichet unique. Selon Michel Probst, « ce dernier permettra de rediriger d’une meilleure manière les différents dossiers ». Creapole s’occupant des projets d’innovation et de transfert technologique, le bureau de développement économique, pour sa part traitera des autres projets. Travaillant en complémentarité, les entités devraient également œuvrer sous le même toit dès le milieu de l’année 2016. Une solution envisagée serait d’investir les locaux de la caisse de pension à la rue de la Jeunesse à Delémont.

Du temps nécessaire

L’une des principales critiques émises ces derniers mois concerne le temps d’élaboration de l’étude. En effet, le projet de refonte est discuté depuis près de 2 ans. Sur ce sujet, Michel Probst estime que le Gouvernement « a peut-être été ambitieux en disant qu’on allait pouvoir tout boucler fin 2013 ». Néanmoins, le ministre considère cette procédure comme incontournable au vu de l’ampleur du projet. Le parti socialiste, porté par son président Loïc Dobler, reste sceptique quant au projet présenté. « Il a fallu deux ans pour une réforme qui n’en est pas vraiment une » argumente Loïc Dobler qui relève avant tout un manque de clarté dans le projet. /aro + jsr


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