« On ne peut pas continuer de travailler dans ces conditions »

Alors que des voix s’élèvent au sein de la population de Haute-Sorne pour s’opposer au crédit ...
« On ne peut pas continuer de travailler dans ces conditions »

Alors que des voix s’élèvent au sein de la population de Haute-Sorne pour s’opposer au crédit de 1'651'000 francs pour assainir et moderniser les installations du stade des Grands-Prés à Bassecourt, le président du club de football Francis Rebetez répond et évoque l’importance de ce scrutin

Francis Rebetez (de face) et les dirigeants du FC Bassecourt en juillet 2018 lors de l'incendie de la tribune des Grands-Prés. Près de deux ans plus tard, le chantier de la reconstruction n'a pas encore été entamé. Francis Rebetez (de face) et les dirigeants du FC Bassecourt en juillet 2018 lors de l'incendie de la tribune des Grands-Prés. Près de deux ans plus tard, le chantier de la reconstruction n'a pas encore été entamé.

Le projet d’assainissement et de modernisation du stade de football des Grands-Prés commence à faire débat. Les citoyens de Haute-Sorne doivent se prononcer sur un crédit de 1'651'000 francs dans dix jours, le 21 juin. Il doit permettre à la commune d’acquérir les installations, de reconstruire la tribune et les vestiaires ravagés par un incendie il y a près de deux ans, de créer deux nouveaux vestiaires exigés par l’Association suisse de football pour évoluer en 1re Ligue et d’agrandir la buvette. Même si aucun groupe d’opposants n’est officiellement sorti du bois, des citoyens jugent ce projet « trop coûteux et somptuaire ». Le président du FC Bassecourt – club qui possède actuellement ces installations – entend ces reproches. « Ça peut paraître beaucoup mais c’est très peu », répond Francis Rebetez. « L’argent, actuellement, ne coûte pas très cher. Ça ne va pas occasionner d’augmentation d’impôts. La commune va retrouver ses billes par une location. Tout le monde est gagnant », argumente l’homme fort des Grands-Prés qui précise encore que sa société œuvre pour la jeunesse. « Nos jeunes ont besoin d’installations décentes », dit-il.


Des coûts et une organisation

Francis Rebetez le clame haut et fort : « On ne peut pas continuer de travailler dans les conditions actuelles. On n’a que deux vestiaires pour huit équipes et une école de football. Heureusement qu’on peut compter sur la collaboration des clubs de Glovelier et Boécourt pour y donner des entraînements et y organiser des matches ». Depuis l’incendie de sa tribune en juillet 2018, le FC Bassecourt a dû installer des containers pour abriter des vestiaires provisoires. Si l’assurance a pris en charge les premiers mois de location, ce n’est plus le cas aujourd’hui et la charge financière est « insurmontable pour le club ».

En cas de feu vert du peuple dans dix jours, le club cédera ses installations à la commune. Il en deviendra alors locataire et sera placé sur un pied d’égalité par rapport aux autres clubs de Haute-Sorne.

Francis Rebetez : « Nos jeunes ont besoin d’installations décentes »

Les citoyens de Haute-Sorne doivent aussi se prononcer sur deux autres crédits le 21 juin. Ils concernent l’achat d’un bâtiment à Courfaivre pour y implanter une crèche ou unité d’accueil pour écoliers pour un montant de 2'150'000 francs et l’assainissement du Centre de Culture et de Sport à Courfaivre pour 1'312'000 francs. Le maire de la commune Jean-Bernard Vallat s’était exprimé sur ces objets le 20 mars sur RFJ, juste avant de devoir repousser la votation en raison du Covid-19. Vous retrouvez ici son interview. /msc

Maquette du nouveau stade des Grands-Prés à Bassecourt. Maquette du nouveau stade des Grands-Prés à Bassecourt.


 

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