L’initiative « Les plaques moins chères » sera soumise au peuple

Le Parlement jurassien a décidé ce mercredi de ne pas donner suite à l’initiative populaire ...
L’initiative « Les plaques moins chères » sera soumise au peuple

Le Parlement jurassien a décidé ce mercredi de ne pas donner suite à l’initiative populaire cantonale qui demande une baisse des taxes sur les plaques de véhicules. Le texte sera ainsi soumis au vote des citoyens

Les citoyens jurassiens se prononceront sur l'initiative « Les plaques moins chères ». Les citoyens jurassiens se prononceront sur l'initiative « Les plaques moins chères ».

Les Jurassiens auront leur mot à dire sur l’initiative populaire cantonale « Les plaques moins chères ». Le Parlement a décidé mercredi, par 30 voix contre 27 et 1 abstention, de ne pas donner suite au texte, comme le proposait la minorité de la commission de gestion et des finances.

Le projet de mise en œuvre élaboré par la commission n'a donc pas été traité par le plénum. Par 36 voix contre 15 et 8 abstentions, les députés ont décidé de soumettre l’initiative cantonale au vote des citoyens.

Évoquant l’écologie et les finances de l’Etat, la gauche a fait pencher la balance, ainsi que l’UDC et le député vert’libéral Raoul Jaeggi, membre du comité d'initiative. Ce dernier estime que la proposition de la commission ne répondait pas à la volonté des initiants. Pour l’élu de Bassecourt, le projet ratait notamment la cible visée par l’initiative : « Ce sont les petits véhicules, et par extension les Jurassiens qui ont le moins de moyens, qui seront perdants », a-t-il déclaré devant les députés.

Raoul Jaeggi explique son refus d’entrée en matière

Rapporteur de la majorité de la commission, André Henzelin regrette la décision du Parlement. Le député PLR estime que le compromis qui avait été trouvé permettait de répondre à l’initiative populaire qui avait été signée par plus de 8'000 personnes. Le projet de la majorité de la commission prévoyait d’instaurer une taxe basée sur une part fixe et une autre variable en fonction des émissions de CO2. Trois détenteurs d’automobiles sur quatre auraient payé leurs plaques moins chères. L’impact sur les finances de l’Etat serait resté limité à 2 à 3 millions de francs par an.

La déception d’André Henzelin

La gauche n’a donc pas voulu entrer en matière sur le traitement de l’initiative. Pour la représentante du groupe Verts et CS-POP, il s’agit d’une question de principe. Au regard de toutes les questions climatiques qui prennent de l’importance sur le devant de la scène, les écologistes pensent que ce n’est pas le moment de rendre les plaques de voitures moins chères.

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Le Gouvernement jurassien soutenait le projet élaboré par la majorité de la commission. L’exécutif cantonal va toutefois se soumettre à la décision du législatif cantonal selon la ministre des finances, Rosalie Beuret Siess.

Rosalie Beuret Siess : « Le projet était équilibré d’un point de vue des finances cantonales »

Le peuple sera donc appelé à se prononcer sur cette initiative. Le calendrier précis n’est toutefois pas encore établi. /alr-gtr-fco


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