D’étranges similitudes avec les dégradations de l’automne 2016

Les actes de vandalisme constatés mardi au parc éolien de St-Brais portent la même signature ...
D’étranges similitudes avec les dégradations de l’automne 2016

Les actes de vandalisme constatés mardi au parc éolien de St-Brais portent la même signature qu’en 2016, mais « aucun lien n’est encore établi » tempère le Ministère public

Le sigle FLS ou FL5 était déjà visible lors des premiers actes de vandalisme comme le montre cette photo du 15 octobre 2016. Le sigle FLS ou FL5 était déjà visible lors des premiers actes de vandalisme comme le montre cette photo du 15 octobre 2016.

« FLS » ou « FL5 ». Sur les parois de la station de couplage qui porte des traces de calcination, trois caractères en guise de signature. Les mêmes qu’à l’automne 2016, lorsque cette même station électrique du parc éolien de St-Brais avait été incendiée, ce qui avait entraîné l’arrêt des éoliennes. Cette fois, le ou les auteurs n’ont pas réussi à forcer les portes des éoliennes ni du local technique malgré leur tentative. Ils ont finalement mis le feu avec un morceau de bois dégotté sur place, sans que cela n’affecte le fonctionnement des éoliennes.


FLS ou FL5 ?

Inexorablement, la nouvelle enquête ouverte mardi sur les dernières dégradations renvoie à cette nuit du 14 au 15 octobre 2016. La signature est là pour suggérer un lien troublant. Il y a deux ans et demi déjà, les deux premières lettres laissaient penser à un « Front de Libération », selon les hypothèses les plus plausibles. Les enquêteurs n’ont toujours pas tranché si le dernier caractère était un « S » ou un « 5 ». S comme St-Brais ? 5 comme le nombre d’éoliennes d’origines industrielles qui se dressent actuellement sur le territoire des Franches-Montagnes ? Deux se situent sur la commune de St-Brais, trois à Muriaux à proximité du hameau du Peuchapatte. Bref, la signification de ce sigle n’est toujours pas clairement établie.


Impossible à l'heure actuelle d'établir un lien certain entre les deux affaires

Mais au lendemain des premières constatations, le Ministère public se montre prudent. Impossible à l’heure actuelle d’affirmer que les deux affaires sont liées prévient le procureur en charge du dossier Daniel Farine. « Ce ne sont pas forcément les mêmes auteurs, qui étaient d’ailleurs inconnus dans la première affaire. L’enquête tentera d’établir s’il y a un lien. Mais on peut le penser », concède le procureur. D’autant plus que le mode opératoire y ressemble. C’est la même station électrique qui alimente les éoliennes qui a été attaquée, avec le feu pour dernier recours.


Librevent condamne les actes de vandalisme

L'association « Librevent », qui proteste contre les éoliennes aux Franches-Montagnes, condamne ces actes par la voix de son président. « Librevent ne s’exprime que par la salive ou par l’encre. Les kalachnikovs, ce n’est pas mon truc », lance avec ironie Jean-Daniel Tschan. Quatre membres de l’association avaient été entendus en 2016 par les enquêteurs. « Il faudra déterminer s’il est nécessaire d’entendre à nouveau des personnes interrogées à l’époque », ajoute le procureur Daniel Farine. L’enquête ouverte en 2016 avait été suspendue, faute d’éléments déterminants. Les différents prélèvements réalisés mardi par la police scientifique permettront peut-être d’apporter de nouveaux indices. /jpi


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