Mandaté par le Gouvernement jurassien pour évaluer et surveiller les risques dus à la sismicité induite sur le site de Haute-Sorne, le GEI a livré un rapport de fonctionnement sur sa première année d’activité. La partie décisive de la phase exploratoire est prévue cette année.
Le groupe d’experts indépendants (GEI) mandaté par le Gouvernement pour conseiller et accompagner l’État dans le suivi et la surveillance du projet de géothermie profonde à Haute-Sorne a rendu un premier rapport sur ses 13 premiers mois d’activités. Ce document, d’accès public (téléchargeable ci-dessous), informe essentiellement sur la composition du GEI et son fonctionnement. Très peu de résultats d’observations ou recommandations concrètes sur les risques liés à la sismicité induite (tremblements de terre déclenchés par des activités humaines, le cadre spécifique de sa mission de surveillance) y sont mentionnés.
Un premier rapport axé essentiellement sur son fonctionnement
« Il n’était pas attendu, au cours des treize premiers mois d’exercice, que la RCJU doive faire appel de manière appuyée aux compétences du GEI, aucune opération de stimulation hydraulique ne devant être menée dans le cadre du projet de géothermie profonde. Durant cette première phase de travail, le GEI s’est ainsi limité à un rôle de prise de connaissance des tâches qui lui incombent et de suivi des opérations principales liées au projet », mentionne le rapport. On relèvera néanmoins « qu’aucune sismicité induite n’a été enregistrée » durant le forage réalisé en 2024 – comme en informait l’exploitant en août dernier - le risque étant considéré comme faible. Les frais de fonctionnement du GEI, qui s’est réuni une fois par mois, s’élèvent à 112'700 francs, intégralement pris en charge par l’exploitant (GeoEnergie Jura).
Suivi des tests de stimulation ce printemps
L’implication du GEI dans le suivi de la phase exploratoire du projet augmentera au cours de l’année 2025. Il assurera notamment « un suivi de la campagne sismique 3D et évaluera les protocoles planifiés par l’opérateur en vue des tests de stimulation (prévus ce printemps) », dernière opération de la phase exploratoire. À l’issue de cette dernière, il rédigera ses recommandations à l’intention des parties. « Les autorités cantonales les transmettront au Gouvernement qui pourra prendre une décision informée sur la poursuite ou non du projet », conclut le rapport, précisant que cette décision devrait être prise fin 2025 ou début 2026. /comm-jpi









